Poésie Chant des poètes
Recueil, Le Chant des poètes, éditions Flammes Vives, 14€
Régulièrement l'Association littéraire et artistique Flammes Vives propose de découvrir des poètes talentueux et contemporains, bien d'aujourd'hui, connus ou non, par le biais d'anthologies ainsi que par le biais de différents ouvrages regroupant les poèmes que les dirigeants apprécient. C'est toujours l'accasion de varier les plaisirs, de passer d'un univers et d'une écriture poétique à l'autre avec bonheur. L'édition 2006 d'un nouveau florilège intitulé Le Chant des poètes et préfacé par Jean Aubert, fondateur et président d'honneur de Flammes Vives, ne déroge pas à la règle. C'est un petit bijou littéraire dont voici deux extraits :
P28 Le premier poème choisi a été écrit par Alyce David et a obtenu la Flamme d’argent, en catégorie Poésie libre, du concours des Flammes Vives de la poésie 2006. Il s’intitule « L’oubli » Comme une fleur fanée qu’on maintient dans son vase, Comme un mort qui n’aurait pas vécu, Comme un amas de pierres, Qu’à un songe diffus à travers les ténèbres Qui finit par s’éteindre, P38 Le second poème a été écrit en vers rimés par Martine Hadjedj qui a obtenu la Flamme de bronze, en catégorie Poésie libre, du concours organisé par Flammes Vives en 2005. Il s’intitule « Mendiant ! » Mendiant sur mon chemin, ton regard me dérange, Ces deux textes ne sont qu'un échantillon de ce que l'ouvrage de Flammes Vives, Le Chant des poètes, peut offrir mais ils permettent d'ores et déjà de voir la qualité de la poésie que le lecteur est amené à savourer et de la variété musicale qu'il a la possibilité d'entendre. Il est donc conseillé de se laisser séduire par ce chant des poétes : il garantit un pur moment de bonheur voire de béatitude ! Elodie, le 7/05/2007
Inutile beauté qui tombe et se défait,
Un verre vide qu’on n’aurait pas bu,
Ça ne ressemble à rien ;
Dont il ne resterait qu’une faible lumière
Oubliée, puis perdue.
Car tes yeux qui implorent, tels deux miroirs étranges,
Me dévoilent ce que moi je préfèrerais ne pas savoir,
Et m’obligent à affronter ce que je cache dans le noir.
[…]
Car, sous mes beaux habits, derrière ma mine sereine,
Je cache une misère bien plus grande que la tienne,
La peur ; de donner, de manquer, misérable est ma foi !
Comprends-tu, de nous deux, le vrai mendiant, c’est moi !