Hommage à Aimé Césaire mort le jeudi 18 avril 2008

Publié le par elodie Ker

Les informations de la chronique du 12/04/2008 et citées ci-après sont extraites du livre Je est au autre, Anthologie des plus beaux poèmes, présentée par Bruno Doucey et Christian Poslaniec, éditée chez Seghers à l'occasion du 10e Printemps des Poètes :   

p.149 :
Aimé Césaire
Né à la Martinique en 1913.  Aimé Césaire se rend à Paris pour terminer ses études. C'est là qu'il fonde, en 1934, le journal L'Etudiant Noir, avec ses amis Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Léopold Sédar Senghor et Bigaro Diop. Poète militant, devenu l'un des chantres de la négritude, il épouse la cause du peuple noir et s'engage dans l'action politique. En 1945, il est élu maire de Fort-de-France, avant de devenir député de la Martinique. Poèmes, essais, pièces de théâtre. Du Cahier d'un retour au pays natal (1939) à La Tragédie du roi Christophe (1963), du Discours sur le colonianisme (1955) à Une saison au Congo (1966), ses oeuvres explorent la question de l'idéntité racial et le drame de l'aliénation coloniale.

Poème p.129 :
Demain
Je suppose que le monde soi tune forêt. Bon !
Il y a des baobabs, du chêne vif, des sapins noirs, du noyer blanc ;
je veux qu'ils poussent tous, bien fermes et drus
                      différents de bois, de port, de couleur,
mais pareillement pleins de sève et sans que l'un empiète sur l'autre,
différents à leur base
mais oh!
que leurs têtes se rejoingnent ou i très haut dans l'éther
égal à ne former pour tous
qu'un seul toit
je dis l'unique toit tutélaire...

                                                                                               Et les chiens se taisaient, 1997

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article